On observe des améliorations dans les populations de touladis et d’esturgeons jaunes du lac Ontario, mais l’algue nuisible Cladophora est répartie dans de vastes régions des zones côtières du lac.
Être une source d'eau potable sûre et de haute qualité
Permettre la baignade et d’autres activités récréatives sans restriction
Permettre la consommation par les humains de poissons et d’espèces sauvages sans restriction
Être à l'abri de polluants qui pourraient nuire aux humains, à la faune ou aux organismes
Contribuer à la santé et à la productivité des habitats pour soutenir les espèces indigènes
Être dénuée d’éléments nutritifs favorisant la croissance d'algues et de cyanobactéries disgracieuse
Être à l'abri d’espèces aquatiques envahissantes et d’espèces terrestres envahissantes
Être à l’abri des effets nocifs des eaux souterraines contaminées
Être dénuée d’autres substances, de matériaux ou d’atteintes qui pourraient avoir des répercussions négatives sur les Grands Lacs
Le lac Ontario continue d’être une bonne source d’eau potable de grande qualité. Les produits chimiques toxiques dans le lac Ontario sont évalués comme passables, et les tendances à long terme indiquent que les concentrations diminuent dans de nombreux milieux surveillés. Les poissons du lac Ontario demeurent une source d’aliments nutritifs. Bien que les avis de consommation pour certaines espèces de poissons demeurent en vigueur, certains sont récemment devenus moins restrictifs.
Les plages et les eaux côtières du lac Ontario offrent de bonnes possibilités de baignade et d’autres activités récréatives. La croissance excessive de la Cladophora dans certaines zones côtières, due en partie à l’apport en éléments nutritifs et à l’augmentation de la clarté de l’eau causée par les effets de filtration des moules dreissenidenvahissantes, peut dégrader les habitats et polluer les plages. L’état de l’étendue des proliférations d’algues dans le lac Ontario est bon avec une tendance inchangée, bien qu’il y ait des proliférations localisées dans certaines baies. Les concentrations d’éléments nutritifs sont considérées comme passables, car les concentrations de phosphore au large demeurent inférieures aux objectifs établis.
Les amphibiens et les oiseaux des milieux humides côtiers sont en état passable. Cependant, l’aménagement du littoral et les espèces envahissantes comme le Phragmites sont des facteurs de stress continus pour la santé des milieux humides côtiers. La connectivité de l’habitat entre les affluents et le lac est passable, et la tendance s’améliore. Les populations de touladis s’améliorent, en partie grâce au succès de la lutte contre la lamproie marine. Les communautés de poissons-proies sont dominées par des espèces non indigènes et leur état est évalué comme médiocre; cependant les poissons-proies indigènes, comme le chabot de profondeur, se rétablissent naturellement, et les efforts de restauration des populations d’autres poissons-proies indigènes s’avèrent fructueux. Les populations d’esturgeons jaunes montrent certains signes de rétablissement grâce aux programmes d’ensemencement qui ont mené à un frai réussi dans les affluents, y compris dans la rivière Genessee. Les communautés de zooplancton et de phytoplancton sont évaluées comme passables et bonnes, respectivement. Cependant, les Diporeia, une source de nourriture importante pour les poissons-proies, sont maintenant rarement présentes dans les échantillons prélevés régulièrement. Les espèces envahissantes, notamment la lamproie marine, la moule zébrée, la moule quagga et le Phragmites, ont considérablement modifié l’habitat des espèces indigènes et le réseau alimentaire du lac Ontario.
La qualité des eaux souterraines est évaluée comme passable d’après les concentrations de chlorures et de nitrates. Au cours des 50 dernières années, la population du bassin du lac Ontario a augmenté de plus de 60 %, avec un agrandissement urbain rapide particulièrement marqué dans la partie ouest du bassin située au Canada. Cette croissance continue exerce une pression accrue sur les bassins versants locaux et les écosystèmes situés à proximité du rivage. Des augmentations à long terme des températures des eaux de surface et une diminution de la couverture de glace hivernale sont observées.