Consommation de poissons

L’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs de 2012 précise que « [l]’eau des Grands Lacs devrait […] permettre la consommation par les humains de poissons et d’espèces sauvages sans restriction due à la contamination par des polluants nocifs ».

État : Passable
Tendance : S’améliore

Points saillants de l’évaluation

L’indicateur de la consommation de poissons est fondé sur l’analyse des contaminants dans les filets de cinq espèces de poissons (le saumon quinnat, le saumon coho, le touladi, le doré jaune et le grand corégone) couramment consommées dans les Grands Lacs. L’état des contaminants dans les filets est évalué comme passable, et la tendance sur 10 ans s’améliore. De nombreux contaminants dans les filets de poisson ont diminué de manière considérable dans les Grands Lacs par rapport aux concentrations mesurées il y a 40 à 50 ans. Après une période initiale de déclin rapide à la suite de l’interdiction et de l’élimination progressive de certains produits chimiques, les concentrations de contaminants dans les filets de poisson des Grands Lacs ont diminué de manière plutôt lente au cours des 25 à 30 dernières années. Cette diminution modérée peut êtreattribuée à des facteurs tels que la persistance chimique, la réintroduction à partir de sédiments historiquement contaminés et les changements induits par les espèces envahissantes dans le réseau alimentaire des Grands Lacs. Le taux de diminution dépend également de la taille, de l’âge, du régime alimentaire et de la teneur en lipides du poisson. De plus, la température de l’eau peut influencer la façon dont les contaminants sont absorbés, stockés et métabolisés par les poissons.

Dans les Grands Lacs, les avis de consommation de poisson résultent principalement de concentrations élevées de BPC et de mercure, les BPC étant à l’origine de la majorité des avis aux États-Unis et au Canada. Les concentrations de BPC dans les filets de poisson ont diminué de plus de 90 % pour certaines espèces de poissons dans certains lacs depuis les années 1970. Les concentrations de mercure dans les filets de poisson ont généralement diminué de moitié au cours des 40 à 50 dernières années. D’après les concentrations de BPC et de mercure, les conditions sont évaluées comme bonnes dans les lacs Supérieur, Huron et Érié et passables dans les lacs Michigan et Ontario. L’évaluation globale de l’état de cet indicateur est passable, avec des signes d’amélioration pour certaines espèces de poissons surveillées, ce qui se traduit par des avis de consommation de poisson moins restrictifs pour certaines zones, en particulier dans le lac Érié.

Au cours des 10 dernières années, les concentrations de BPC dans les filets de poisson ont diminué ou sont demeurées inchangées dans tous les lacs. Durant cette même période, les concentrations de mercure dans les filets de poisson sont demeurées stables ou ont légèrement diminué. Sur cette base, on évalue que la tendance s’améliore.

D’autres contaminants, comme les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA), ont récemment entraîné la publication d’avis de consommation de poisson pour certaines zones des Grands Lacs. Les SPFA sont responsables d’environ 10 % des avis publiés pour les eaux canadiennes des Grands Lacs.

Les concentrations de mercure dans les filets de truite grise ont diminué de manière importante depuis les années 1970 et 1980.

Sous indicateur à l’appui de l’évaluation de la consommation de poisson

 Sous-indicateur

Lac Supérieur

Lac Michigan

Lac Huron

Lac Érié

Lac Ontario

Contaminants dans les filets de poisson

Bon & S’améliore

Passable & S’améliore

Bon & Inchangée à s’améliore

Bon & S’améliore

Passable & Inchangée à

s’améliore

État

Bon
Passable
Médiocre
Indéterminé