L’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs de 2012 précise que « [l]’eau des Grands Lacs devrait […] être à l’abri des polluants en des quantités ou dans des concentrations qui pourraient être nocives pour la santé humaine, la faune ou les organismes aquatiques du fait d’une exposition directe ou indirecte dans le cadre de la chaîne alimentaire ».
L’indicateur des produits chimiques toxiques montre que les concentrations de la plupart des produits chimiques toxiques dans les Grands Lacs, que ce soit dans l’eau, l’air, les sédiments, les poissons entiers et les œufs de goélands argentés, ont diminué à long terme.. Dans l’ensemble, l’état des produits chimiques toxiques est passable, et la tendance sur 10 ans est inchangée à s’améliore.
Dans l’ensemble des Grands Lacs, les concentrations de nombreux produits chimiques hérités du passé, notamment le mercure et les BPC, affichent une baisse à long terme dans la plupart des milieux surveillés. Toutefois, le lac Ontario et le lac Érié présentent les concentrations les plus élevées d’hexabromocyclododécane (HBCD), de sulfonate de perfluorooctane (SPFO), d’acide perfluorooctanoïque (APFO) et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les sédiments, l’eau et les poissons entiers, par rapport aux autres Grands Lacs. La présence de grands centres urbains et de zones industrielles dans les bassins inférieurs des lacs est associée à des concentrations chimiques élevées dans plusieurs milieux, généralement dues à l’augmentation des émissions provenant de sources telles que l’industrie ou des rejets d’eaux usées.
L’état des sous-indicateurs de l’indicateur des produits chimiques toxiques varie de passable à bon. Au cours des 10 dernières années, les tendances varient entre inchangée à s’améliore et aucune tendance. Certaines évaluations de lacs sont déclarées comme n’ayant aucune tendance en raison de la grande variabilité temporelle des données ou des directions différentes des tendances pour les contaminants dans un milieu surveillé.
Les tendances à la baisse des concentrations de SPFO et d’APFO dans de nombreux milieux surveillés sont probablement dues à des éliminations progressives aux États-Unis et au Canada, ainsi qu’à des restrictions aux États-Unis et à des interdictions au Canada. Les concentrations de SPFO et d’APFO sont généralement plus élevées dans les endroits plus proches des zones urbaines et industrielles que dans les bassins versants moins développés.
Dans les poissons entiers, les concentrations à long terme de SPFO ont diminué de manière notable dans les lacs Ontario et Huron, mais les niveaux dépassent toujours les lignes directrices ou les cibles. Parmi les contaminants surveillés dans les œufs du goéland argenté, la catégorie de produits chimiques des SPFA a montré la baisse à court terme la plus notable. Les concentrations de SPFO et d’APFO dans les précipitations diminuent dans la plupart des sites surveillés.
Sous-indicateur | Lac Supérieur | Lac Michigan | Lac Huron | Lac Érié | Lac Ontario |
Produits chimiques toxiques dans les sédiments | Bon & Inchangée | Passable & Inchangée | Bon & Inchangée | Passable & S’améliore | Passable & S’améliore |
Produits chimiques toxiques dans l’eau | Bon & Indéterminée | Indéterminée & Indéterminé | Passable & S’améliore | Passable & Aucune tendance | Passable & Aucune tendance |
Produits chimiques toxiques dans les poissons entiers | Passable & Aucune tendance | Passable & Aucune tendance | Passable & Aucune tendance | Bon & S’améliore | Passable & Aucune tendance |
Substances chimiques toxiques dans les oeufs | Bon & Inchangée | Bon & Inchangée | Bon & Inchangée | Bon & Inchangée | Bon & Inchangée |
Substances toxiques dans l’atmosphère | L'évaluation du bassin des Grands Lacs passable et s’améliore | ||||