Le lac Érié permet la pêche productive du doré jaune, mais les concentrations élevées de nutriments et la prolifération d’algues sont des problèmes persistants.
Être une source d'eau potable sûre et de haute qualité
Permettre la baignade et d’autres activités récréatives sans restriction
Permettre la consommation par les humains de poissons et d’espèces sauvages sans restriction
Être à l'abri de polluants qui pourraient nuire aux humains, à la faune ou aux organismes
Contribuer à la santé et à la productivité des habitats pour soutenir les espèces indigènes
Être dénuée d’éléments nutritifs favorisant la croissance d'algues et de cyanobactéries disgracieuse
Être à l'abri d’espèces aquatiques envahissantes et d’espèces terrestres envahissantes
Être à l’abri des effets nocifs des eaux souterraines contaminées
Être dénuée d’autres substances, de matériaux ou d’atteintes qui pourraient avoir des répercussions négatives sur les Grands Lacs
Le lac Érié continue d’être une bonne source d’eau potable de haute qualité. Les produits chimiques toxiques surveillés dans le lac Érié sont associés à un état jugé passable. Si les tendances globales à long terme indiquent que les concentrations sont inchangées, des diminutions des concentrations de contaminants dans les filets de poisson sont observées. Les poissons du lac Érié continuent d’être une source alimentaire nutritive, même si des restrictions entourant la consommation de certaines espèces de poissons continuent d’être recommandées dans certaines régions.
Les plages et les eaux littorales du lac Érié offrent des possibilités de baignade passables et d’autres activités récréatives pendant la majeure partie de la saison de baignade. Les éléments nutritifs et les algues continuent d’être un problème important, et ils sont évalués comme reflétant un état médiocre. Des proliférations d’algues nuisibles causées par des concentrations élevées d’éléments nutritifs se produisent régulièrement dans le bassin occidental du lac Érié pendant l’été. Ces proliférations peuvent générer des toxines nocives pour les humains et les espèces sauvages. La croissance excessive de Cladophora continue d’être problématique dans le bassin oriental du lac, causant l’encrassement des plages et des rives, obstruant les prises d’eau municipales et perturbant le tourisme et la pêche récréative.
L’état des zones humides côtières varie de passable à médiocre en raison de plusieurs facteurs, notamment l’impact des espèces envahissantes comme les phragmites et les quenouilles hybrides. Le réseau trophique inférieur est généralement dans un état médiocre. Cependant, le zooplancton est en bon état, ce qui favorise l’abondance des poissons proies et des poissons prédateurs. La diversité des espèces de poissons proies et la proportion d’espèces de poissons proies indigènes diminuent; néanmoins, malgré le changement dans la composition de la communauté de poissons proies, le lac Érié abrite la plus grande population autosuffisante de dorés jaunes du monde. L’abondance du touladi a augmenté, en partie grâce au déclin des populations de lamproies marines. Les populations de touladis du lac Érié dépendent entièrement de l’ensemencement depuis de nombreuses décennies. Cependant, plusieurs larves de touladis sauvages ont été capturées en 2021 dans les eaux du lac Érié situées dans l’État de New York, ce qui constitue la première preuve de la reproduction naturelle du touladi dans le lac en plus de 60 ans. Des populations autosuffisantes d’esturgeons jaunes se trouvent dans les rivières Sainte-Claire et Détroit et dans le cours supérieur de la rivière Niagara. Par ailleurs, une connectivité accrue de l’habitat aquatique, résultant de projets d’enlèvement de barrages et d’atténuation des effets des barrages, contribue aussi à la croissance des populations de poissons prédateurs et de poissons proies dans le lac. La situation relativement à la lamproie marine est bonne, compte tenu du fait que le nombre de lamproies marines adultes est maintenu sous les cibles et que la tendance s’améliore. Les moules envahissantes ont une incidence sur le cycle des éléments nutritifs en retenant et en recyclant les éléments nutritifs dans les zones littorales et au fond du lac par leurs activités de filtration et d’excrétion. Le lac Érié compte le plus grand nombre d’espèces aquatiques non-natives, car les eaux chaudes et très productives fournissent un environnement plus accueillant à ces espèces.
La qualité des eaux souterraines est évaluée comme étant bonne en fonction des concentrations de nitrates et des chlorures. Les facteurs de stress en milieu terrestre continuent d’avoir des répercussions sur le lac Érié. L’évolution des tendances climatiques, comme le début hâtif de la stratification et la diminution de la couverture de glace, peut également avoir des répercussions sur l’écosystème.